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vendredi 15 octobre 2010

La réforme des retraites? Pas pour tout le monde...

Après de longs mois sans de nouveaux articles, en voici un, d'actualité.

Juste un lien, un clic, mais, qui en dit long...

La réforme des retraites? Pas pour tout le monde...

lundi 12 avril 2010

J'accuse : Saez


Qui ne connaît pas cet artiste Français.

Nous avons tous été bercé par son album "Jours étranges" et son titre "Jeune et con" ainsi que "Fils de France", écrit et censuré après le premier tour des présidentiels de 2002.

Saez revient avec un dernier album après une petite parenthèse plus intimistes "Paris - Varsovie - L'alhambra" et aussi après le passage au pop/rock anglais avec "Yellow Tricyle".

Avec son nouvel album, Saez revient à ses fondamentaux, à ses textes, à ses chansons.

La promotion de l'album a été, comme vous l'avez peut être entendu ou vu, entaché de censure. La jaquette de son album servant à la promotion dans les métros (celle qui est en photo plus haut) a été tout simplement retiré suite à la demande de mouvement "soit disant" féministe, car cette photo portait atteinte à l'image de la femme (une femme nue, les jambes écartés dans un chariot). Mais ce mouvement n'a peut être tout simplement pas vu ou n'a tout simplement pas eu d'esprit critique (ce que malheureusement la population a de moins en moins...), car, d'une part et même sans la mention "J'accuse" (qui est encore plus explicite), on peut très bien comprendre que cette photo dénonce le mode de fonctionnement de la société et ne porte pas atteinte à l'image de la femme (même les plus féministes pourront être d'accord avec cela, mais bon, le débat est ouvert!).

Y'a une époque les filles avaient le poing levé, aujourd'hui c'est plutôt culotte baissée - Saez (Cigarette)

C'était avec un peu de pessimisme que je me suis mis à écouté cet album, me rappelant de "Paris Varsovie L'Alhambra" et de son côté un peu rébarbatif.

C'est la liberté d'être con, la liberté d'être ignorant - Saez (Anarchitecture)

L'album commence par une chanson a capela "Les anarchitectures". Tout de suite Saez met le ton. On enchaîne ensuite "Pilule" et "Cigarette" (ma préférée). Après l'écoute de ces trois chansons, même d'une oreille, on ne peut qu'arrêter son activité et se mettre à écoute pleinement l'album. Des texte engagés, qui nous rappel ses débuts, des mélodies (qui nous rappel Noir Désir par exemple pour "Cigarette" ou encore Matmatah avec "Marguerite" qui m'a beaucoup fait pensé à "Emma").

Faut ressembler à des guignols faut passer à la télé - Saez (J'accuse)

Vient ensuite à 6ème position, le titre phare "J'accuse", qui définit à merveille cet album. Un album qui donne envie de se révolter, qui donne envie de réfléchir sur la société actuelle, un album qui donne envie de se lier pour faire quelque chose. Alors oui ce n'est pas de la grande littérature, les textes sont plutôt directs, il ne prend pas de gants, mais ça a le mérite de toucher. A l'écoute on veut tout "foutre en l'air", quitter ce système, faire la révolution, faire sa révolution, notre période rebelle et ado révolutionnaire refait surface.

Faut voir le niveau des musiques et les modèles de sociétés - Saez (Les cours des lycées)

Cet album est une grande surprise, surement au moment où l'on attendait pas Saez. Pour moi c'est l'album Français de l'année (il faut rappeler qu'il est auto produit), qui détrône les artistes soit disant engagés mais qui reste dans le système.

C'est pas vraiment un bon coup mais c'est dans le mille à tout les coups - Saez (Marguerite)

Alors peut être que ces déboires avec le mouvement féministe lui a servit à quelque chose, à faire parler de lui (personne ne cracherait dessus il faut l'admettre), mais surtout à faire savoir qu'il avait un nouvel album, et des choses à dire.

Après ce petit aparté, vous pouvez ré ouvrir votre page Facebook, et retourner, dans le meilleur des mondes. (non ça c'est de moi!)

jeudi 4 mars 2010

Avis sur le marché des carburants de l'Autorité de la Concurrence

Après plus d'un mois sans signe de vie je reviens donc un peu sur mon blog! (et oui plus trop de temps, mais bon il faut bien tout reprendre).

Dans le cadre de mes études j'ai du traiter un avis rendu par l'Autorité de la Concurrence sur le marché des carburants aux Antilles - Guyane, ainsi que à la Réunion. Je vous propose mon bref "exposé", qui est plus une "grosse synthèse" de ce qui est avancé dans l'avis.

Bonne lecture à vous!

Ps : Ne faites pas attention aux fautes s'il y en a svp!


Exposé de l’avis de l’Autorité de la Concurrence n° 09-A-21 du 24 Juin 2009 relatif au marché des carburants dans les Doms

(Avertissement : Certaines données n’ont pas été traitées volontairement car nous nous sommes penchés d’avantage sur le marché Antilles – Guyane).

Suite à la grève générale ayant touché l’île de la Guadeloupe du 20 Janvier au 04 Mars 2009 ainsi que sa voisine la Martinique et, beaucoup plus loin, La Réunion, le LKP a pointé du doigt des disfonctionnements, notamment concernant le marché des carburants dans les Doms.
C’est par une lettre du 18 Février 2009 que le Secrétaire d’Etat de l’Outre – Mer (Yves Jégo) a saisit l’Autorité de la Concurrence pour avis dans le secteur des carburants dans les départements d’Outre – Mer.
En outre, il est intéressant de se pencher sur la définition que donne le gouvernement des économies locales des territoires ultra – marins. En effet, ils se caractérisent par, je cite : « des marchés naturels étroits, éloignés de la métropole, peu ouverts sur leur environnement régional, très cloisonnés», et que « les économies insulaires se prêtent ainsi à deux types d'organisation de marchés qui ne se retrouvent pas dans les économies d'Europe continentale à un même degré de sensibilité : d'une part des monopoles ou oligopoles liés à l'étroitesse du marché (grande distribution, transport aérien, carburants, oxygène médical...) ; d'autre part des monopoles ou oligopoles liés aux réseaux d'acheminement (fret, port, grossistes et importateurs...). En conséquence, les conditions d'une concurrence saine peuvent être affectées tant d'un point de vue horizontal par la présence de peu d'acteurs sur un même marché que d'un point de vue vertical par ce même phénomène qui se retrouve à plusieurs étapes d'une même filière ».

Dans les Doms, le marché des carburants déroge au principe général de la liberté des prix, codifié à l’article L 410 – 2 du Code du Commerce. Pour y déroger, et comme le précise l’article : « … un décret en Conseil d'Etat peut réglementer les prix après consultation de l'Autorité de la concurrence », en mettant en avant quelques conditions quant à cette possible dérogation.
C’est donc par un avis du 17 Novembre 1988 (renforcé par un décret du 23 Décembre 2003) qu’il a été instauré une réglementation des prix en ce qui concerne les carburants routiers, remis à jour par des arrêtés préfectoraux de façon trimestrielle ou mensuelle.

Cet avis rendu par l’Autorité de la Concurrence fait donc un point actuel sur la situation du marché des carburants dans les Antilles (I), avant de proposer une réforme, pour rendre plus efficace la régulation des prix (II).


I – Situation actuelle du marché des carburants dans les Antilles

Dans sa description sur la situation actuelle, l’avis rendu va distinguer deux situations. Une situation en amont (A), sur la fourniture du carburant dans les îles, et une situation aval (B), quant à sa distribution sur le marché local.

A – La situation en Amont

Comme le précise l’avis, l’analyse de la situation en amont est particulièrement complexe, car l’on doit prendre en compte les spécificités de chaque Doms.

L’approvisionnement :

Les Antilles par exemple disposent d’une raffinerie installée en Martinique : la SARA (qui s’approvisionne directement en Europe du Nord : prix calés sur la cotation de la zone Rotterdam).
La distribution se fait donc différemment en fonction des îles :
- Martinique : pas de problème car la raffinerie se trouve sur son territoire,
- Guadeloupe (et dépendances) : s’approvisionne pour partie de la Martinique par cabotage ou par importation direct au port de Pointe – à – Pitre.
- Guyane : approvisionnée par la Martinique par un bateau dédié, affrété en commun par les trois distributeurs locaux (parle de carburants routiers, différent des carburéacteurs).

Quant à la Réunion, elle est approvisionnée directement de Singapour, dans le même fonctionnement que la Guyane : un bateau affrété par les distributeurs locaux.

Si chaque distributeur devait gérer séparément leur approvisionnement, seul les plus gros auraient un avantage, puis se pose aussi le problème de la redistribution sur le marché local pour les plus petits. L’avis rendu admet donc que ce fonctionnement est le moins coûteux, ce qui conduit à sortir ce service du champ concurrentiel.

Le stockage :

La SARA dispose d’installation de stockage aux Antilles (Guadeloupe, Martinique, Guyane), alors qu’à la Réunion il s’agit de la Société Réunionnaise de Produit Pétrolier (SRPP).
Ce qu’il convient de dire ici, c’est que le gestionnaire (SARA/SRPP) perçoit des droits de passage sur les carburants qu’il stocke, tarifs approuvés par l’état lorsqu’il s’agit de situation de monopole liée aux contraintes foncières et règlementaires.
La CA de La Réunion en Mai 2009 a toutefois ordonné une expertise comptable sur les tarifs, normalement orientés vers les coûts (voir s’il n’y avait pas d’abus).


B – La situation en Aval

- Le réseau de distribution dans la zone Caraïbe :

La zone Caraïbe compte plusieurs réseaux de distribution. Il faut faire la différence entre les groupes internationaux et locaux.
Par groupe « international », il faut comprendre : Total, Chevron, Esso et Rubis (ex Shell), et par groupe « local » : GPC, CAP et WIPCO (West Indies Petroleum Company).

- Evolution des marges :

Dans les Doms, et en application du décret de 2003, les arrêtés préfectoraux ne fixent pas moins d’une douzaine de prix pour le gazole et supercarburant (sans plomb) et plus du double pour le fioul industriel et bouteille de gaz.
A la différence de la Réunion et de la Guyane, où sont toujours applicable les décrets de 1988, c’est - à – dire que le préfet ne fixe que le prix maximum en gros et au détail.
A la suite de la lecture des tableaux (page 14 de l’avis rendu), on peut se rendre compte qu’il existe une évolution des marges de gros et de détails en Guadeloupe, de 21% pour l’une, et 58% pour l’autre, ce qui est assez faible comparé à la Réunion, 98% pour l’une et 60% pour l’autre.

Sous une apparence égalitaire, les conditions d’exercice des détaillants sont différentes (indépendant, location – gérance…). En voulant régler des oppositions banales dans le secteur de la distribution, l’Etat a été amené à décider des augmentations de marges qui n’étaient pas toujours justifiées. Alors que le décret du 23 décembre 2003 demandait que la régulation des marges tienne compte « des efforts de productivité consentis par les grossistes et les détaillants », la marge de distribution a augmenté de 44% en Guadeloupe et de 77% à La Réunion, soit bien plus que l’indice des prix des services sur lequel ces marges auraient dû être indexées par défaut.

« Conçue comme un dispositif de prix maximum pour lutter contre la hausse des prix, elle s’est transformée en un dispositif de prix minimum destiné à assurer la pérennité ou l’extension des réseaux de stations services sans considération de leur rentabilité. Les véritables rentes créées par ce système au profit des points de vente les mieux placés et les plus rémunérateurs sont ignorées ou font l’objet d’une large tolérance alors que les difficultés des moins rentables sont systématiquement mises en avant et présentées comme le reflet d’une situation générale ».

Dès lors que les prix sont des prix imposés et non des prix plafonnés, on devrait les déterminés en prenant en compte le taux de rentabilité des entreprises (comme pour les entreprises en situation de monopole) ce qui demanderait la surveillance des comptes de 223 stations aux Caraïbes et 147 à la Réunion.

Par la suite, l’avis met en avant deux problèmes sur l’efficacité de la régulation des prix :
- Le premier tend à mettre en avant que dans les Doms, le prix du carburant n’a pas été supérieur, sur du long terme, à celui de la métropole ;
- Le deuxième, sur un point de vue fiscal, met en avant que les consommateurs des Doms sont plus enclins à payer plus de taxes que leurs homologues métropolitains
C’est à partir de ce constat que l’avis met en exergue la nécessité de réformer et rendre plus efficace la régularisation des prix (II).


II – Une réforme pour l’efficacité de la régularisation des prix

La régularisation des prix n’est effectuée car il existe un monopole en amont, et pour empêcher les distributeurs à imposer des prix trop élevés.
En partant du même principe que pour établir le constat actuel sur la régularisation des prix, l’Autorité de la concurrence met en avant deux situations distincts, la première sur la formation du prix en amont (A), et sur la formation du prix en aval (B).


A - Le marché en Amont

Structure du prix en amont (hors fiscalité et droit de port) = prix d’achat + pris de fret/assurance + pris de stockage.

- L’approvisionnement :

Dans l’avis rendu, l’Autorité attire l’attention sur une difficulté juridique. En effet, la SARA, seule raffinerie viable, ne peut – être concurrencée par d’autres sociétés dans l’importation et l’approvisionnement. C’est pour cette raison que cette société bénéficie d’un monopole. Ce monopole d’importation résulte lui-même de son monopole de fait sur l’utilisation de ses installations de stockage qu’elle réserve à ses actionnaires. Or, il est probable que le refus d’accès de ces installations aux importateurs non actionnaires de la SARA pose quelques problèmes au regard des règles de concurrence.

Selon un arrêt du 19 octobre 1993, le Conseil de la Concurrence a condamné Total et Elf pour abus de position dominante conjointe et entente, pour s’être réservé l’utilisation des installations de stockage de l'aéroport de Saint-Denis de La Réunion, détenues en commun dans un GIE (Groupement d'Intérêt Economique), et avoir ainsi fait obstacle à l’arrivée sur le marché d’entreprises concurrentes. Cette décision a été confirmée par la cour d’appel de Paris dans un arrêt du 6 juillet 1994, frappé d’un pourvoi rejeté par la Cour de Cassation dans un arrêt du 5 mars 1996.

Une question identique s’était posée en 1984 pour le maintien en activité de la raffinerie de Whitegate en République d’Irlande. Pour pouvoir concurrencer les raffineries du Royaume-Uni, le gouvernement irlandais avait imposé aux distributeurs une obligation d’achat à la raffinerie locale pour environ 40% de leurs besoins. La High Court d’Irlande avait saisit la CJCE, laquelle avait estimé, à propos de la justification du maintien de la raffinerie locale pour assurer la sécurité des approvisionnements en cas de crise, que « les quantités de produits pétroliers couvertes par un tel système ne sauraient dépasser les limites de l’approvisionnement minimal sans lequel la sécurité publique de l’État concerné n’est pas assurée ». Toutefois, en 1990, la CJCE avait condamné la République hellénique pour manquement au traité, car elle avait adopté une loi restreignant l’importation d’hydrocarbure de manière injustifiée.

La voie consistant à instaurer un monopole légal d’importation aux Antilles semble donc également périlleuse, d’autant qu’il faudrait alors justifier pour quelles raisons d’intérêt public, autres que la gestion d’une situation héritée de l’histoire de ces départements, une telle restriction du commerce est nécessaire aux Antilles et ne l’est pas à La Réunion.

Suite à ce constat, L’Autorité propose de renforcer la régulation dans le sens d’un plafonnement des prix d’importation qui ne pourraient être supérieurs aux prix de marché constatés sur la zone d’achat pendant la période d’achat et calés sur un index de cotation public.

- Le stockage :

Le stockage dans les Doms, est en situation de monopole de fait.

C’est essentiellement l’accès qui pose un problème puisque la SARA bénéficie de fait d’un monopole d’importation et les grossistes qui ne sont pas actionnaires ne peuvent bénéficier des facilités de stockage moyennant le paiement d’un tarif de passage : ils doivent acheter à la SARA. Or, il n’y a aucune raison que l’utilisation des cuves de stockage soit réservée aux actionnaires de la SARA. Même en considérant comme remplies les conditions posées par la CJCE dans l’affaire de la raffinerie irlandaise (vu précédemment), on arriverait au mieux à une obligation d’achat des distributeurs indépendants à hauteur de l’approvisionnement local par la raffinerie.

Suite à cette analyse, l’Autorité propose de revoir les statuts de la société ou les règlements existants de manière à s’assurer de l’accessibilité totale et non discriminatoire de ces installations aux opérateurs tiers, non actionnaires de la société, tout en maintenant une obligation d’achat à proportion de la part de marché de la raffinerie sur le marché, conformément à la position prise par le juge communautaire.

Pour les Antilles et la Guyane, l’avis propose comme solution une ouverture progressive des facilités de stockage aux distributeurs non actionnaires de la SARA et la limitation des obligations d’achat de produits raffinés localement à la part de marché. Elle propose également l’extension, au besoin, des prix réglementés à toutes les activités annexes gérées en monopole et qui échapperaient encore à la régulation.


B – Le marché en aval

Pour le marché de gros, l’Autorité propose de ne plus réguler la marge de distribution de gros en tant que telle et, par conséquent, de ne plus fixer non plus de prix de gros du carburant distribué en se limitant à fixer le prix de gros du carburant importé.

Pour celui du détail, l’Autorité propose de modifier l’angle d’approche de la régulation : plutôt que de prévoir une régulation permanente et rigide qui évolue par crises successives, elle propose de passer à une régulation temporaire justifiée par un fonctionnement anormal du marché. Cela revient, tout en restant dans le cadre du deuxième alinéa de l’article L.410-2 du code de commerce qui mentionne « des situations de monopoles » à ne plus prévoir un plafonnement permanent des prix puisque l’existence de monopoles, qui continuent à être régulés de manière permanente, n’a qu’un effet indirect sur la distribution de détail, mais à s’inspirer du troisième alinéa de cet article qui autorise l’État à s’opposer à des hausses excessives de prix en prenant « des mesures temporaires motivées par (…/…) une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé ». Dans ce schéma, il conviendrait de laisser au préfet son pouvoir permanent de prendre par arrêté des mesures de plafonnement mais de limiter l’exercice de ce pouvoir au cas où il peut constater de manière objective une dérive des marges de distribution caractéristique d’une situation anormale sur le marché à partir de critères définis par un décret en Conseil d’État pris après avis de l’Autorité de la concurrence.

- Les obstacles structurels à la concurrence :

Il s’agit principalement des risques de position dominante. Si des telles situations existent sur les marchés de gros ou de détail, la concurrence en prix pourrait être faussée et les rivaux de l’entreprise dominante dissuadés de s’engager dans une politique commerciale agressive (exemple Total : premier distributeur aux Antilles – Guyane et actionnaire majoritaire de la SARA avec 50% des parts, tourné donc plus en amont que les autres distributeurs).

Cependant, il ne faut pas oublier les indépendants. Même s’ils ne sont pas rattachés à d’importantes sociétés, elles peuvent exercer une pression concurrentielle sur les grossistes en menaçant de changer de fournisseur en fin de contrat. Les risques d’une disparition rapide des indépendants sont assez faibles car, en matière de distribution de carburants, la ressource rare est le foncier. Celui qui est propriétaire d’une station ou d’un terrain susceptible d’accueillir une station, surtout si elle est bien placée, bénéficie d’une forme de rente de situation. La présence des indépendants peut donc contribuer à animer la concurrence en poussant les fournisseurs à baisser leurs prix de gros. Inversement, le maintien de réseaux intégrés peut limiter le pouvoir des marchés des indépendants et les pousser à restituer aux consommateurs les « marges arrières » qu’ils conservent actuellement pour eux.

L’Autorité propose donc de garantir les conditions de sortie des indépendants pour conserver une fluidité du marché en agissant sur plusieurs clauses qui limitent actuellement ces possibilités :
- En premier lieu : il faudrait limiter la durée des contrats exclusifs à cinq ans au lieu de dix ans, de manière à ce que les possibilités de changement d’enseigne soient plus fréquentes. Cette modification devrait être immédiate moyennant l’adaptation de certaines clauses financières des contrats qui sont calées sur une durée dix ans ;
- En deuxième lieu, il faudrait clarifier les conditions de sortie en prévoyant la possibilité de rachat des installations fixes à des conditions équitables au bout des cinq ans ;
- En troisième lieu, il faudrait interdire les clauses de préférence qui prévoient que le fournisseur dispose d’une priorité pour racheter le fonds de commerce en cas de retrait d’activité de l’indépendant.

Cependant, la question de l’emploi et des pompistes à été soulevé quant à la possibilité de réduire le coût en s’abstenant d’employer. A cette problématique, la majorité des entreprises présentes ont indiqué ne pas vouloir rompre cette « tradition » et permettre ainsi de garder un certain nombre d’emplois.

A été aussi mis en avant la possible venue des enseignes de supermarchés sur le réseau local, celles – ci ayant indiqué ne pas vouloir s’y immiscer, car l’approvisionnement répond dans les Doms à d’autres règles que celles de la métropole (se fournissent directement).






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mardi 2 février 2010

Faut - il jouer de la main pour être Champion?


Un seul mot : Magique!

Alors que leur titre de Champion Olympique d'il y a deux ans est passé par la petite porte, que leur titre de Champion du Monde d'il y a un an a fait un peu plus de bruit, c'est en trombe que cette équipe revient avec le titre de Champion d'Europe.

Mais avant cela, elle a déjà été Championne du Monde et aussi Championne d'Europe.

Qu'il y a t-il de plus avec ce titre? Tout simplement que c'est le troisième d'affilé remporté, un triplé (on peut aussi se souvenir de l'équipe de France de Football, avec le Coupe du Monde de 1998 et aussi l'Euro de 2000) historique.

Après un début de Championnat d'Europe mouvementée, cette équipe de Handball a réussi à faire déjouer les autres équipes, et a surtout montré que son Handball est ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle.

Je ne parle pas en tant que spécialiste du Handball (bien que je regarde en général les Championnats Internationaux depuis pas mal d'années), mais force est de constater, quand on regarde cette équipe de France jouer, qu'il y a un esprit d'équipe, que tout le monde est concerné, que chacun veut donner pour les autres. Même quand l'équipe va mal, il y en a toujours un pour remonter le niveau, et amener les autres avec lui, c'est ce qui s'est passé, au tout début de la compétition.

Alors je me pose une question : est ce que c'est ce qu'il manque à l'équipe de France de Football? Un esprit d'équipe? Le mondial 2010 arrive dans quelque mois, et c'est avec une appréhension que je me demande jusqu'où nous irons. Il y a comme un malaise, et ce n'est pas avec cela qu'une équipe peut penser gagner une compétition (il suffit de se rappeler de 1998). Il a fallu une main (certains diront, avec humour, que Henry a voulu imiter les Handballeurs) pour que nous puissions avoir le "droit" d'accéder au mondial, que les Irlandais, sur le match, méritait d'autant plus. Un geste qui montre bien qu'il y a des enjeux derrière, qui peuvent pousser à faire des choses "incompréhensibles" et surtout pousser ce même joueur à dire à la fin du match à un Irlandais "On dira que c'est la main de la grenouille".

Je n'ai rien contre Henry, je l'ai toujours admiré pour son fairplay, son sang froid, mais il faut avouer que sur le coup, il y avait mieux à faire. On dira pour se remonter le moral que c'est pour toute les fois où c'était contre nous.

Mais s'il n'avait pas fait la main, que lui aurait-on dit? "S'il l'avait fait on aurait été qualifié!", on lui aurait reproche de ne pas avoir essayé? Tout le paradoxe Français... Ne pas se qualifier en tant que bon joueur, ou se qualifier, coûte que coûte?

Alors quand le sport n'est pas encore "pourri" par le business (malheureusement, il faut le dire), ça donne ce que nous voyons depuis 3 ans dans le Handball, une équipe, des joueurs talentueux, et surtout, soudés. Tout ce qu'il faut pour gagner, "une bande de pote". Ca donne aussi envie de les regarder jouer, de les supporter, de vibrer avec eux.

En espérant que c'est cela qui nous attend pour le mondial, mais, avec un brin de pessimisme.

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samedi 23 janvier 2010

Film de l'année 2009 : Inglourious Basterds


Parlons maintenant un peu cinéma...

Beaucoup de films de l'année 2009 ont valus le détour! Qu'ils soient Français ou Américains, j'ai pu passer de bons moments et avoir d'agréables surprises aussi...

Je vais donc faire un petit récapitulatif de mes films préférés de l'année 2009, avec à sa tête, le "génialissime" : Inglourious Basterds.

Tout d'abord, Slumdog Millionaire, un film qui a beaucoup fait parler de lui, non seulement pour le film, mais aussi pour tout ce qu'il y a eu à côté. Pessimiste avant de le regarder, j'ai regretté après toutes les histoires, mais il faut avouer qu'au final, cela reste un bon film à regarder. Il ne faut pas oublier que son réalisateur est tout simplement Danny Boyle (Trainspotting, Petit meurtre entre amis...).

Ensuite, un film d'un réalisateur qui fait encore parler de lui en ce moment pour Invictus, c'est Clint Eastwood et son Gran Torino. Ce film a été ma première grosse "claque" de l'année. Acteur et réalisateur de son projet, ce film tient toutes ses promesses.

Vient L'Etrange histoire de Benjamin Button. Un film magique sur l'histoire d'un homme qui vit "à l'envers". C'est beau, c'est "mignon", mais il faut l'avouer, c'est aussi un petit peu long! Mais il vaut vraiment le coup.

En science fiction, un qui m'a vraiment plu, c'est District 9. Original dans la façon de traiter le sujet. Et une bonne surprise, Star Trek. N'étant pas fan de la série, j'ai regardé le film à reculons, mais le scénario m'a plu, et a aussi su me surprendre.

Parlons un peu des films français. En comédie, OSS 117 Rio ne répond plus. On aime ou on aime pas, je suis fan de Dujardin, l'humour de ce film est grandiose. Autre film, dont on va beaucoup entendre parler, Un Prophète (de Jacques Audiard). Film qui traite de la vie dans les prisons française, je suis toujours mitigé sur ce film, mais il est à voir, rien que sur le principe.

En film d'animation, celui que j'ai aimé, et que je pense tout le monde a aimé, c'est Là Haut, clair et efficace. Mais je regrette quand même quelque passage, j'aurai préféré qu'il garde le côté poétique bien lancé dès le début du film.

Maintenant, les deux "grands" films de la fin d'année. J'en parle car tout le monde en parle : 2012 et Avatar. Je n'ai pas encore pu voir le deuxième, mais le premier, à part s'en prendre "plein la vue", il n'y a pas de scénario, un jeu d'acteur un peu "à chier", mais une idée qui m'a quand même surpris dans le film et que j'ai apprécié, mais il n'y a vraiment que ça (je ne la dévoile pas pour ceux qui ne l'ont pas encore vu!).

Et enfin, le monstre de cette année : Inglourious Basterds de Quentin Tarentino (Pulp Fiction). Mais pour garder tout le charme de ce film, et pour avoir pu regarder la version française et originale (et n'étant en général pas adepte des VO), je conseil, pour avoir toute la saveur de ce film, de le regarder en VO. Ne vous inquiétez pas, les parties en français le sont. Sont seulement en VO les dialogues de Aldo Rain (Brad Pitt) et ses compères. Un accent "texans" à couper le souffle, des répliques qui restent, des jeux d'acteurs grandioses (je pense surtout à Christophe Waltz qui n'a pas démérité son prix d'interprétation masculine à Cannes). Je compare son rôle à celui du regretté Health Ledger dans le dernier Batman : c'est lui qui fait le film. Ne pas aussi oublier le rôle de Mélanie Laurent, la frenchie du film, il n'y a rien à dire. Si vous voulez un bon moment de grand cinéma, des acteurs qui tiennent la route, un scénario bien pensé, ce film est fait pour vous, ce film est tout simplement le film de l'année 2009.

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mardi 19 janvier 2010

Burqa : Levez ce voile!


Après s'être attaqué au port du voile dans les écoles publiques en 2004, le gouvernement s'attaque aujourd'hui au port du voile intégral, avec à sa tête, Jean - François Copé.

Alors qu'au début il se sentait bien seul, Jean - François Copé a réussit à rallier une bonne partie de la majorité, notamment Xavier Bertrand et Claude Guéant, proposant de faire du port de la burqa, un refus de la nationalité Française.

Ce port du voile est souvent assimilé (et malheureusement) aux terroristes, et surtout aux Talibans.
Le voile intégral, ou encore burqa est un voile islamique porté par les femmes, surtout en Afghanistan.
A l'origine, la burqa est un vêtement traditionnel porté par les tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile couvre entièrement le corps, et aussi les yeux, avec l'aide d'un grillage.
La burqa est à différencier du niqab, voile sombre qui couvre aussi entièrement le corps, mais à l'exception des yeux.

Pour certains, l'origine de ce port se trouve dans le Coran (versé 33 53) où Omar exigent que ses femmes sortent voilées pour se rendre aux lieux d'aisances. Ce que Mahomet aurait refusé (selon ce versé, le port du voile était seulement réservé au femmes de prophète).
Pour d'autres, ayant une approche plus contemporaine ( Olivier Roy ), le port de la burqa est une invention récente du mouvement intégriste Salafiste. En plus du voile, les femmes portent des gants, et même les pieds sont dissimulés. Dans certains pays, il a été faite obligation de porter des lunettes de soleil ou un bout de tissus afin d'avoir les yeux cachés.

En France, on estime à 1 900 le nombres de femmes portant le voile intégral, et environ 80% d'entre elles sont de nationalité Française.

Mais peu importe, le gouvernement s'attaque au port du voile intégral, donc à ces deux types de voile.

Il est vrai qu'en Guadeloupe, on ne voit pratiquement jamais de femmes portant le voile, et encore moins le voile intégral. Ce qui bien sûr, fait "bizarre" quand nous arrivons à Paris, où maintenant, le voile "fait parti du décors".

Le port de ce voile peut être considéré par certains comme un refus de s'intégrer dans la société Française. Argument notamment mis en avant par Claude Guéant mais aussi Jean - François Copé.
Effectivement, la France est un Etat laïque, et même dans les écoles publiques, les élèves ne peuvent pas montrer de signes distinctifs d'appartenance à une religion. Religion vous avez - dit? Oui, car à l'origine, le port de la burqa se rattache à la religion musulmane, port qui a ensuite été détourné à maintes reprises. Jusque là, on ne peut qu'être d'accord et acquiescer.
De plus, et bons citoyens que nous sommes, allant dans un pays de culture différente, nous nous plions, pour un court voyage ou pour un long séjour, aux règles de cette culture.
Mais, si on part de ce principe, pourquoi n'interdisons nous pas aux prêtres de porter leurs vêtements ecclésiastique? Pourquoi n'interdisons nous pas aux juifs de porter la kippa?
Le problème mis en avant dans le port du voile intégral est justement, qu'il est intégral, et surtout que l'on ne voit pas le visage de la femme. Que l'on ne voit pas son "identité". Même jusqu'à dire que c'est "désagréable de s'adresser à une personne dont on ne voit pas le visage" selon Jean - François Copé, s'adressant à une musulmane portant le niqab, dans l'émission Salut Les Terriens.

Mais, il y a aussi, un contre argument, plus fort : les libertés individuelles. Défendues par la Constitution Française, par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, ou encore par la Communauté Européenne. Libertés individuelles qui permettent à chacun d'avoir une liberté d'expression, d'opinion, et d'exercer la religion qu'il souhaite. Alors pourquoi interdire à ces femmes, qui, pratiquants leur religion, de porter le voile intégral? C'est une liberté, et l'interdire, serait une atteinte à la liberté.

Effectivement, dans certains cas, il y a des abus, mais comme dans toutes religions, ou comme dans n'importe quel domaine. Pourquoi s'attaquer à la religion musulmane? Dérange - t - elle autant?

Pour lutter contre la burqa, on prévoit de faire payer des amendes, d'interdire l'accès aux prestations sociales, aux allocations familiales et aussi d'interdire l'accès à un titre de transport public.

A méditer.

Chacun à son avis, et chaque avis se défend, je rappelle que je n'ai exprimé ici que mon ressenti.

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dimanche 17 janvier 2010

L'organisation des secours : seconde catastrophe de Haïti


Alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a déclaré que Haïti connaissait "la plus grave crise humanitaire depuis des décennies", l'organisation des secours sur place est plus que tumultueuse.

Un premier accrochage a eu lieu entre Américains et Français. La raison? Alain Joyandet (secrétaire d'état à la coopération) aurait émis son mécontentement à Washington lorsque un avion Français, avec à son bord un hôpital de campagne, n'a pas pu atterrir à Port - au - Prince suite au refus des Américains (il faut rappeler que les Américains ont pris contrôle de l'aéroport et de ce fait contrôle aussi le trafic aérien). Petit accrochage aussitôt calmé par le gouvernement Français, parlant d'un "simple" retard.
De plus, un autre avion de Médecins Sans Frontières n'a pas pu atterrir, devant convoyer le matériel médical par camion depuis la République Dominicaine.

Des petites prises de becs alors que sur place, les secours n'arrivent pas à s'organiser. Le dicton "Premier arrivé, premier servi" s'applique malheureusement à la situation. Des sauveteurs Français, envoyés sur un secteur précis ont du faire demi tour voyant que des sauveteurs Américains étaient déjà sur place. Encore un temps précieux de perdu.

Hier soir, Canal 10 (chaîne locale Guadeloupéenne) avait dépêché une journaliste sur place (se baladant avec des lunettes Channel et des boucles d'oreilles très classe, pas fameux quand on part interviewer des personnes après une telle catastrophe) qui au moins, a eu le mérite de se déplacer dans Port - au Prince et interviewer des passants. Ce que l'on ne voit pas dans les autres médias.
Ce qu'il y a à retenir? Que les Haïtiens ne voient pas une once de secours qu'il y a sur place. Des cadavres jonchés sur le bitume, des discussion pour savoir où l'on va enterrer les corps, et surtout, trouver un endroit où il y a assez de terre, pour ensuite creuser, avec parfois un simple bout de carton!
Dans les rues, une impression d'exode, des personnes marchants avec des sacs sur la tête ou des sacs à dos, étant tout ce qu'il leur reste. Ils ne savent pas où aller, ils ont tout perdu.
Mais surtout, un commentaire d'une bande de jeunes Haïtiens, qui disent ne pas vouloir de l'argent "Que va t-on en faire? Le dépenser dans quoi? Ce qu'il nous faut, ce sont des soins médicaux". Cela peut faire réfléchir une seconde sur les dons que l'on doit faire.

Haïti court vers une seconde catastrophe, qui est celle de l'organisation des secours. Et surtout, ne pas oublier qu'il n'y a pas que Port - au - Prince, mais aussi les villes voisines, laissées pour le moment, à l'abandon.

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jeudi 14 janvier 2010

Haïti : L'union fait la force


On l'a tous vu, entendu, lu, depuis 48h, Haïti a été frappé par un séisme de magnitude 7. 7, c'est quoi? Juste un peu plus que ce que nous avons ressenti en Guadeloupe et surtout en Martinique en Novembre 2007, et pendant la même durée (environ une minute). C'est à cet instant que l'on peut se rendre compte de la puissance de la nature, voir le paysage bouger de gauche à droite aussi facilement donne une impression de la puissance dégagée.

Haïti est l'un des pays les plus pauvres du monde (149ème sur 182, selon le classement prenant en compte l'Indice de Développement Humain en 2007, les trois derniers étant la Sierra Léone, l'Afghanistan et le Niger). Pourtant un beau paradoxe, quand l'on sait que l'île d'Hispaniola était, à la fin du 18ème siècle, l'une des colonies les plus riches des Caraïbes. Puis, arriva l'indépendance, lorsque les troupes de Napoléon Bonaparte furent terrassées par d'anciens esclaves, en Janvier 1804. Haïti fut à cet instant, le premier pays à connaître l'abolition de l'esclavage.

Dans l'histoire contemporaine, Haïti n'a pas été épargné par ses dirigeants. Tout d'abord les Duvalier et leurs Tonton Macoute (sorte de Gestapo locale) , s'en est suivi Jean Bertrand Aristide, qui va dans la lignée des ses prédécesseurs (1990 - 1991), Raoul Cédras, suite à un coup d'état (1991 - 1994), puis de nouveau Aristide, qui avait réussit à faire reconnaître la légitimité de son gouvernement face au monde, et imposa un embargo à son propre pays (1994 - 1995 et 2000 - 2004). Il fut obligé de s'exiler en 2004, suite à la pression populaire du pays et aussi face à la pression internationale, en Afrique du Sud. Actuellement, c'est René Préval, qui est à la tête de la république de Haïti. Proche de Aristide, il fut également à la tête du pouvoir entre 1995 et 2000. C'est donc à se demander qui gouverne...

Abonné aux cyclones, et en ayant connu quatre en 2008, le pays venait tout juste de se remettre des inondations qui l'ont frappés en Septembre 2009. Aujourd'hui, c'est un séisme. Séisme qui ne surprend pas les experts. Ce qui surprend, c'est l'étendue de la catastrophe. Alors pourquoi?

Parce - que de sa pauvreté, les constructions ne sont pas soumises aux normes parasismiques (dont les champions restent les Japonais), de plus, les constructions sont réalisées avec du simple béton, posé à même le sol (pour exemple, l'ambassade de France et le Lycée Français de Haïti, construis selon les normes, ne ce sont pas effondrés). Ce qui m'avait frappé, lors d'une escale à Port au Prince, c'était, tout autour de l'aéroport, les bidonvilles, des cases de tôles ondulées entassées les unes sur les autres, parfois même proche de petites falaises. J'avais atterris par temps de pluies, et les routes laissaient place à de la boue, à perte de vue.

Aujourd'hui, Haïti compte environ 8 500 000 habitants, dont plus de 3 000 000 à Port au Prince. Le premier ministre annonce un chiffre de 100 000 morts. Mais combien ont tout perdu, que ce soit maison ou famille. Un ami a avoué avoir pleuré devant l'interview d'un journaliste Haïtien qui, en direct, craque à la suite d'une nouvelle réplique.
L'aide internationale se mobilise, débloquant de l'argent et faisant venir de l'aide "humaine".

La plupart des médias se focalisent sur Port au Prince, mais c'est tout un pays, et non pas une ville qui est touchée! Il ne faut pas l'oublier.

L'organisation d'une conférence "d'urgence" sur l'aide déployée et surtout sur l'organisation de celle - ci est une bonne chose.
Des personnes venues de Martinique s'étonnaient de ne pas avoir de Poste de Sécurité arrivées là - bas. Tout est désorganisé dans les secours, et le petit aéroport de Port au Prince ne peut pas tout accueillir (les avions ne peuvent pas atterrir de nuit car il n'y a pas d'éclairage de la piste).

De plus, notre cher président a annoncé qu'il se rendra sur place dans les prochaines semaines pour rencontrer Mr Préval. A croire qu'il s'attend à recevoir un accueil tel "un sauveur" de la population. Se montrer, montrer que "lui", fait quelque chose, montrer que Obama "lui", ne se déplace pas. Une petite compétition que les guignols résument à merveille.
Le sauvetage de Haïti ne va pas tarder à se transformer en récupération politique, à montrer quel est le pays qui a fait plus, et à la fin, on décernera des médailles.
Qu'il donne tout l'argent qu'il dépensera dans son voyage et dans sa sécurité aux Haïtiens, ils en seront beaucoup plus reconnaissant.

Mais le plus dur reste à venir. Reconstruire un pays entier. Je crois que personne ne peut s'imaginer l'ampleur d'une telle chose.
Il ne reste plus qu'à espérer que les aides et l'argent envoyés ne profitent pas qu'à quelques personnes (pays bien connu pour le détournement), et que tout sera fait en sorte pour que ce pays retrouve le sourire et la joie de vivre.

Belle devise de ce pays avec cette phrase : "L'union fait la force". Comme un signe perdu dans toute cette débâcle.

Vous pouvez adressez vos dons aux associations locales qu'il y a en Guadeloupe ou en Martinique, ou encore à Médecin Sans Frontières, Médecin du Monde, à la Croix Rouge ou encore à Handicap International.

Ps : J'ai volontairement considéré Haïti comme un pays, et non pas comme un île.

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mardi 12 janvier 2010

Facebook : Je te vois!


George Orwell avait finalement raison. Comme quoi la science fiction peut nous donner une idée de ce que sera l'avenir.

A la création de Facebook, son auteur ne devait pas s'attendre à un tel succès. Créé en 2004, ce site n'était réservé que pour les étudiants de Harvard. Il a été ensuite étendu aux autres universités et écoles secondaires de l'Amérique du Nord, pour ensuite s'ouvrir à toute la population mondiale (mais seulement à partir de l'âge de 13 ans! Quelle ironie) en 2006.

Pour ma part, c'est par le biai d'une amie que je me suis inscrit, fin 2007. A côté de ce qu'était Skyblog (ha mince, j'avais dis que je ne citerai pas ce nom!) et Myspace, apparaissait un nouveau principe, peut - être plus personnel. Enfin, on pouvait avoir dans notre "réseau" nos amis, et non pas seulement des personnalités ou groupes du monde de la musique, ainsi que des personnes qui écoutent sensiblement la même chose que nous (Cf Myspace).
On peut partager des photos, garder contacts avec des amis, et surtout, ce qui a sûrement fait son "charme", retrouver des personnes perdues de vue. Alors oui, à ce moment là, on adhère.

Peu à peu tout le monde s'y est mis, nos amis, nos frères et sœurs, et même parfois nos parents. Aujourd'hui, Facebook compte plus de 350 millions de personnes inscrites (soit plus que la population entière des Etats - Unis). Celui qui n'a pas de compte sur Facebook "n'est pas dans le coup", en gros, c'est devenu un phénomène de mode. De plus en plus de personnalités ont leur pages sur Facebook, on est tenu au courant des évènements, des anniversaires... Enfin bref, on pense enfin être "quelqu'un". On publie nos photos, nos vidéos, on change de statut afin que nos contacts sachent ce que l'on fait, quelles sont nos états d'âmes etc... Une "vraie" page personnelle.

Personnelle? Peut - être que nous aimerions que certaines données ne soient pas entre les mains de tout le monde, ou encore que l'on puisse contrôler qui voit notre page. Au début de Facebook, c'était comme ça. Mais à voir son succès, il faut croire que l'on peut changer.
Peut - être avez - vu récemment une modification du contrôle de nos données personnelles, mais peut - être aussi que certains n'y ont pas fait attention et ont pris cette petite fenêtre pour un rappel. Mais depuis cela, pas mal de choses ont changés.
Maintenant, tout le monde peut voir de qui nous sommes fan, ce qui implique donc savoir quelles sont nos orientations politiques ou encore sexuelles, qui sont pour le coup, de véritables données personnelles. Les amis de nos amis (pas forcément nos amis) peuvent voir nos photos (ou même celles des autres mais sur lesquelles on apparaît) que l'on aimerait garder "personnelles".

Mais le plus malheureux dans l'histoire, c'est que la plupart des personnes s'exhibent complètement sur Facebook, à la vu et au su de tout le monde. Se "créer" une réputation, "paraître", et surtout, que tout le monde soit au courant, c'est le but!
Mark Zuckerberg avait donc bien flairé le coup! Tout le monde veut partager ses données, alors pourquoi pas ne pas leur donner la possibilité (le plus souvent à leur insu). Nos données personnelles ne sont plus, et une personne que l'on voit rarement peut nous dire ce que l'on fait de nos journées.

Même la loi la plus restrictive en matière de données personnelles ne ferait pas le poids face à nos actes. A nous de faire attention aux informations que l'on partage.

Mais il faut croire que pour certaines personnes, c'est un passe temps, ou (je me répète), une façon de se créer une personnalité.

Bientôt Facebook nous dira de tous nous réunir à un point précis, nous le ferons.
Bientôt Facebook nous dira de tous sauter par la fenêtre, et nous le ferons.
Peu à peu l'esprit critique et la réflexion se perd.

Avant même qu'un enfant soit né, il aura son compte Facebook.
En histoire, on nous apprendra que en l'an -1 avant Facebook, il n'y avait rien.
Des groupes se créeront pour permettre "la reproduction de l'espèce".

Bientôt, nous serons dans le Meilleur des Mondes

lundi 11 janvier 2010

La Hadopi


Je vais commencer ma première "note" sur un fait qui m'a particulièrement fait rire aujourd'hui.

Après s'être fait remonté les bretelles pour ne pas avoir demandé l'autorisation d'exploiter la chanson de Marie-Mai (reprise de Luc Plamandon) dans son (fabuleux) lipdub, et avant cela, d'avoir diffusé lors de deux meetings une chanson, sans autorisation, d'un groupe de rock Américain (en l'occurence MGMT), notre cher gouvernement a encore fait une belle boulette, moindre celle là, mais que je trouve plus marrante.

Alors que la Hadopi se met tranquillement en place (après avoir connue pas mal de déboire), il est venu le temps de réaliser un beau petit logo, pour nous rappeler que bientôt nous serons "fliqué" (pour rappel, les premiers avertissements sont prévus pour début 2010).

Seul bémol, ce logo a violé les droits d'auteurs que détient France Telecom sur la "police" de caractère. C'est peut être un simple petit détail, l'aspect créatif portant plus sur l'élaboration du logo et l'impact, mais un petit détail qui montre encore une fois que le gouvernement ne porte pas attentions à des faits basiques, et qui manque malheureusement (pour nous) cruellement de sérieux. Que ce soit la Hadopi qui tombe sous le coup de la violation de droits d'auteurs est, je trouve, un beau paradoxe.

Comment vouloir respecter les droits d'autrui et les lois si le gouvernement ne le fait pas?

Ps : En image, le premier logo sans modification, et en deuxième, le logo modifié. Alors, la différence?

Merci à Rue 89 pour l'image.

Un petit pas pour l'Homme, mais aussi pour l'Humanité!

Un premier message pour présenter ce que sera mon blog.

Je pense avoir eu comme tout le monde, plus jeune, "un blog" sur un site concurrent que tout le monde connaît dont je ne citerai le nom (la pierre du ciel). Un site où l'on a fait tout et n'importe quoi, marqué nos états d'âmes, nos (piètres) âmes de poètes ou encore mis des photos de tout et de rien.

Après une longue période sans rien, je décide donc de me relancer dans l'aventure, mais de façon plus sérieuse.

Je vais donc reprendre la présentation et rajouter quelques phrases, qui ont leur importance :

Ce blog a été créé dans le but de vous faire partager mes commentaires sur l'actualité, mes coups de cœurs et coups de gueules, mais aussi de parler musique et cinéma ou encore hautes technologies.

En gros, un cafouillis de tout et de rien, mais qui je l'espère, tiendra la route.

En aucun cas je ne prétends détenir la vérité ou imposer mes opinions. Je tiens seulement à exprimer mes sentiments ou ressentis sur l'actualité et ce qui fais ce que nous sommes, ce que je suis.

Je tiens par avance à m'excuser des fautes d'orthographe qu'il pourrait y avoir ainsi que des fautes de frappes, comme tout le monde, j'ai mes petits défauts!

Il m'est venu maintenant de vous souhaiter une bonne lecture, et aussi, d'espérer tenir ce blog le plus longtemps qu'il le méritera!